This is a notification message.
L'organisation « Reporters sans frontières » (RSF) a mis en garde contre l'escalade des attaques et des restrictions imposées aux journalistes lors de leur couverture des événements dans la Cisjordanie occupée, estimant que ces pratiques entravent le travail des médias et limitent la capacité des journalistes à transmettre l'information au public.
Dans un rapport publié par l'organisation le 20 août, RSF a documenté une série d'incidents qui, selon elle, se sont produits au cours des trois mois précédents, incluant l'utilisation de gaz lacrymogène et de grenades lacrymogènes, l'interdiction aux journalistes d'accéder aux zones connaissant des opérations militaires, la détention de journalistes et leur interrogatoire concernant leur travail, en plus d'incidents de tirs et d'agressions contre des journalistes.
L'organisation a déclaré que ces incidents s'inscrivent dans le contexte de ce qu'elle qualifie de pressions croissantes sur les journalistes palestiniens depuis le 7 octobre 2023. La chaîne Al Jazeera a rapporté que les forces israéliennes ont détenu un certain nombre de journalistes dans les environs de la ville d'Al-Auja, dans la vallée du Jourdain, à l'est de la Cisjordanie. Selon la documentation de RSF, les incidents les plus marquants se sont déroulés ainsi :
11 mai : Un groupe de journalistes a été exposé à du gaz lacrymogène et à des grenades lacrymogènes lors de leur couverture de l'incursion dans le camp de Qalandia, et l'organisation a indiqué que l'équipe de la chaîne « Al Araby » figurait parmi les personnes ciblées.
16 mai : Des journalistes ont été empêchés d'entrer dans le camp de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, à un moment où les forces israéliennes menaient des opérations militaires et des travaux de démolition dans la région.
27 mai : La police israélienne a arrêté le journaliste indépendant Saif Al-Qawasmi, âgé de 25 ans, alors qu'il se dirigeait vers les cours de la mosquée Al-Aqsa pour préparer un reportage de presse. Selon RSF, Al-Qawasmi a été soumis à un interrogatoire concernant son travail journalistique pendant plusieurs heures avant d'être interdit d'accès au site, d'abord pour une semaine, puis pour six mois.
7 juin : Des journalistes ont déclaré à RSF que les forces israéliennes avaient tiré des grenades assourdissantes vers eux, puis avaient ouvert le feu lors de leur couverture d'une vaste opération militaire dans le camp de Balata, à l'est de Naplouse. Parmi les journalistes se trouvaient le photographe Majdi Mohammed Shtayeh de l'Associated Press et le journaliste indépendant Sedqi Ayoub Ryan.
16 juin : Les forces israéliennes ont expulsé environ dix journalistes de la zone située à l'est de Naplouse en utilisant des grenades assourdissantes, selon l'organisation, et parmi eux se trouvaient des équipes des chaînes « Al Jazeera » et « Roya ». Le même jour, le correspondant du réseau de nouvelles « Quds », Moataz Saqef Al-Hait, a été blessé par une cartouche de gaz lors de sa couverture d'événements dans le village de Deir Abu Mash'al, à l'ouest de Ramallah.
19 journalistes palestiniens en détention RSF indique que 19 journalistes palestiniens de Cisjordanie sont détenus par les autorités israéliennes et que 15 d'entre eux ont été arrêtés après le 7 octobre 2023. L'organisation a ajouté que les forces israéliennes ont arrêté, le 12 août, le journaliste indépendant Mohammad Awad à son domicile dans la ville de Bituniya, à l'ouest de Ramallah, et a déclaré que les autorités l'avaient accusé de « terrorisme ». L'organisation a rapporté que l'armée israélienne n'avait pas fourni, jusqu'à la date de publication du rapport, d'informations soutenant cette accusation en réponse à ses demandes. RSF estime que les arrestations, les restrictions à la liberté de mouvement et à l'accès aux zones d'événements, ainsi que les agressions pendant la couverture, constituent un schéma croissant de restriction du travail journalistique en Cisjordanie.
Restrictions touchant les journalistes étrangers Les restrictions, selon l'organisation, ne se limitent pas aux journalistes palestiniens, puisqu'elle a souligné l'expulsion de la journaliste française Alice Froment, collaboratrice de Radio France Internationale (RFI), à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion le 10 juin, ainsi que des décisions interdisant l'entrée d'autres journalistes étrangers. RSF a déclaré que ces restrictions et attaques visent à entraver le travail des journalistes et à empêcher la transmission d'informations en provenance des zones connaissant des opérations militaires ou des tensions sur le terrain. L'organisation a appelé les gouvernements alliés d'Israël à faire pression sur les autorités israéliennes pour qu'elles cessent ce qu'elle qualifie d'attaques contre les journalistes. Le Syndicat des journalistes palestiniens a documenté 108 agressions commises par l'occupation israélienne contre des journalistes et des travailleurs d'institutions médiatiques au cours du mois dernier, dans un bilan qui reflète la restriction continue de la liberté de la presse dans les territoires occupés. Le Syndicat a déclaré dans son rapport mensuel que les cas de détention et d'interdiction de couverture ont dominé la liste des violations avec 58 cas, aux côtés de 11 attaques de colons, 12 cas de ciblage par des bombes sonores et de gaz, 6 cas de coups et 4 blessures sanglantes. Il a ajouté que les violations comprenaient également l'arrestation de deux journalistes, l'interrogatoire de quatre autres, l'effraction de domiciles et d'institutions journalistiques, en plus de la saisie et de la destruction de matériel, de la suppression de documents filmés et de l'éloignement de journalistes de la mosquée Al-Aqsa. Le Syndicat a souligné que ces attaques reflètent la pression continue exercée sur les journalistes palestiniens et les empêchent d'accomplir leur travail, de transmettre les événements et de les documenter, à un moment où le besoin d'une couverture professionnelle des conditions sur le terrain se fait de plus en plus pressant. Le Syndicat des journalistes a souligné que le ciblage des journalistes s'inscrit dans le cadre d'une politique systématique visant à faire taire la voix palestinienne et à occulter la vérité, tout en mettant en garde contre les répercussions de ces violations sur la liberté d'opinion et d'expression dans les territoires occupés.
Source : Reporters sans frontières (RSF), rapport original de l'organisation
تستقبل نساء غزة يوم الأم...
تواصل الآلة الإعلامية الإسرائيلية حربها...